Louis meurt en homme digne et courageux, animé par une foi profonde, ce dont attestera plus tard le bourreau Sanson lui-même.
Au pied de l’échafaud, il se tourne vers l’abbé Edgeworth de Firmont, qui a été requis par l’Assemblée pour l’assister dans ses derniers heures. Selon la chronique, l’abbé lui murmure à l’oreille : « Fils de saint Louis, montez au ciel ! ».
Les mains liées dans le dos, il s’avance vers le bord de l’échafaud, fait taire les tambours et lance à la foule : « Français, je meurs innocent ; je pardonne à mes ennemis ; je désire que ma mort soit… » Mais un roulement de tambour couvre ses dernières paroles.
Sitôt Louis XVI décapité, l’assistant du bourreau saisit sa tête par les cheveux et, faisant deux fois le tour de l’estrade, la montre à la foule. Celle-ci, triée sur le volet et exclusivement composée de sans-culottes, gardes, soldats et fédérés, autrement dit de fervents révolutionnaires, répond par un cri : « Vive la nation ! Vive la république ! »
(Extrait de https://www.herodote.net/21_janvier_1793-evenement-17930121.php)