De Domrémy à Rouen :
1429 ! La France est endeuillée par la guerre contre les Anglais que l’on appellera plus tard «guerre de Cent Ans». Quand Jeanne d’Arc se présente à Chinon devant Charles VII, que l’on appelle par dérision le «petit roi de Bourges», personne n’est prêt à parier sur cette paysanne illettrée de 19 ans qui prétend restaurer la monarchie capétienne. Cette dernière n’a plus d’autorité que sur le centre et le sud du royaume. L’ouest et le nord, y compris Paris, sont ralliés au roi anglais.
La jeune paysanne de Domrémy rend confiance au roi, se met à la tête de quelques troupes, délivre Orléans assiégé par les Anglais et, fort intelligemment, convainc Charles VII de se faire sacrer sans délai à Reims pour consolider sa légitimité. Abandonnée quelques mois plus tard par le roi qui n’a plus besoin d’elle, elle est capturée à Compiègne et brûlée vive comme sorcière à Rouen.
(Extrait de https://www.herodote.net/almanach-jour-0106.php)
De la réhabilitation à la sainteté
Un quart de siècle après sa mort, en 1456, Jeanne d’Arc est réhabilitée au terme d’un procès en nullité ordonné par le pape Calixte III. Elle ne va jamais cesser d’être populaire au sein du peuple et au-delà des frontières.
Au XIXe siècle, le livre de Jules Michelet et, plus encore, la publication des compte-rendus de son procès mettent en lumière son exceptionnelle grandeur d’âme. Elle est béatifiée par l’Église le 18 avril 1909 et dix ans plus tard, le 16 mai 1920, est canonisée. La sainte est fêtée depuis lors le 30 mai, anniversaire de son supplice.
(https://www.herodote.net/Une_heroine_universelle-synthese-141.php)