34 Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde.
35 Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
36 j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”
37 Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
38 tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
39 tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?”
40 Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”
Extrait de (Mt 25, 31-46)_Évangile du 2 novembre, Année B_ Commémoration de tous les fidèles défunts .
Commentaire de T.P.L.B. :
N’en déplaise aux « croquantes et aux croquants », sans oublier « les gens bien intentionnés », ce passage de l’Évangile de saint Matthieu est à rapprocher de la Chanson pour l’Auvergnat de Georges Brassens :
Chanson pour l’auvergnat
Elle est à toi cette chanson
Toi l’auvergnat qui sans façons
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d’un feu de joie
Toi l’auvergnat quand tu mourras
Quand le croque-mort t’emporteras
Qu’il te conduise à travers ciel
Au Père éternel
Elle est à toi cette chanson
Toi l’hôtesse qui sans façons
M’as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S’amusaient à me voir jeûner
Ce n’était rien qu’un peu de pain
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d’un grand festin
Toi l’hôtesse quand tu mourras
Quand le croque-mort t’emporteras
Qu’il te conduise à travers ciel
Au Père éternel
Elle est à toi cette chanson
Toi l’étranger qui sans façons
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris
Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener
Ce n’était rien qu’un peu de miel
Mais il m’avait chauffé le cœur
Et dans mon âme il brûle encore
A la manière d’un grand soleil
Toi l’étranger quand tu mourras
Quand le croque-mort t’emporteras
Qu’il te conduise à travers ciel
Au Père éternel