Le 18 octobre 1860, les Français et les Anglais brûlent le Palais d’Été de l’empereur de Chine, près de Pékin, après l’avoir pillé. C’est une des merveilles du monde qui part en fumée.
Peu avant, le 6 octobre au soir, un détachement français a atteint le Palais d’Été (ou Yuanming yuan, Jardin de la clarté ronde).
Cette splendide résidence des empereurs mandchous ou Qing, à la construction de laquelle ont participé des Jésuites, renferme de vastes collections d’œuvres d’art et des livres de grande valeur.
Les Anglais ayant rejoint les Français, ensemble, ils dévalisent méthodiquement le palais en vue d’approvisionner les musées d’Europe…
Mais les soldats, qui ne sont pas insensibles à ces trésors, se servent pour leur propre compte. Jade, or, laque, perles, bronzes… tout suscite la convoitise des pillards…
Avant de quitter les lieux, les soldats britanniques mettent le feu aux bâtiments, majoritairement construits en bois de cèdre, sur ordre de l’ambassadeur britannique, lord Elgin, qui veut ainsi venger les prisonniers torturés à mort par les Chinois.
C’est ainsi que, pour ouvrir la Chine au commerce international, les Occidentaux n’ont pas hésité à détruire un des joyaux culturels de l’Empire du Milieu.
Des écrivains français s’indignent du sac du Palais d’Été. Parmi eux Pierre Loti et surtout Victor Hugo, dont une statue a été installée en 2010 sur le site du Yuanming yuan.
(Extrait de https://www.herodote.net/18_octobre_1860-evenement-18601018.php)
Note de TPLB :
Pour des détails supplémentaires sur l’indignation de Victor Hugo, consulter : https://laphilopourlesbelettes.wordpress.com/victor-hugo-18021885/