En 2014, persuadé que la société doit faire une place « juste et digne » à ces personnes aux parcours de vie accidentés, Charles-Édouard Vincent imagine « réinventer les petits boulots » grâce au numérique. Le Comptoir des Services est lancé fin 2014.
Charles-Édouard Vincent sollicite des partenaires (Boston Consulting Group, Accenture) pour leur vendre son projet devenu entre-temps Lulu dans ma rue, un nom « humanisé et plus chaleureux ». Soit une plateforme numérique qui met en relation habitants d’un quartier et prestataires qui leur rendent des petits services : bouger un canapé, changer une ampoule, sortir le chien, etc. Une conciergerie d’un nouveau genre, matérialisée par un kiosque où un concierge accueille les habitants à la recherche d’un coup de main.
Les tarifs sont bas : de 5 euros à 20 euros les 30 minutes, dont la moitié est déductible des impôts, car Lulu dans ma rue entre dans le cadre de la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire.
« La prestation de services est bien sûr nécessaire, mais je voulais y mettre de l’âme…
« Le travail, c’est de l’amour rendu visible »,
comme dit Khalil Gibran dans « Le Prophète », explique le père des Lulus.
Extrait de La philo pour les belettes / Charles-Edouard Vincent https://laphilopourlesbelettes.wordpress.com/240-2/