Le docteur Gregory Goodwin Pincus (1903-1967), professeur diplômé de l’université d’Harvard, spécialiste des hormones, met au point un contraceptif oral en 1955…
Associant progestérone et oestrogène de synthèse, cette pilule, nommée Enovid, permet d’inhiber l’ovulation. Testée à Porto Rico en 1956, elle connaît un franc succès même si son efficacité n’est pas encore total…
Après quelques ajustements, sa commercialisation est autorisée aux États-Unis dès 1957.
Mais elle n’est délivrée qu’à des fins curatives, pour remédier aux dérèglements menstruels, jusqu’à ce que l’autorité américaine des médicaments, la Food and Drug Administration, autorise sa mise sur le marché le 9 mai 1960.
En France, c’est le 28 décembre 1967, avec la loi Neuwirth, que la pilule contraceptive est autorisée sur libre prescription. En 1974, elle est remboursée par la Sécurité sociale et devient ainsi une pratique médicale commune, répondant ainsi au souhait formulé par Simone Veil devant l’Assemblée nationale le 29 juin 1974 :
« ce qu’il faut, c’est faire entrer la contraception dans le droit commun, la dédramatiser, en faire un acte médical comme un autre. »
(Extrait de https://www.herodote.net/9_mai_1960-evenement-19600509.php)
Commentaire de TPLB :
« un acte médical comme un autre » remboursé par la Sécu.
Quelques années plus tard allait venir l’Interruption Volontaire de Grossesse, toujours dédramatisée, toujours acte médical comme un autre remboursé par la Sécu.
Puis en 2020, en pleine pandémie, le gouvernement Macron lance la PMA pour toutes (Procréation Médicalement Assistée = acte médical comme un autre, par ailleurs strict inverse de la contraception) mais sans père et quand même remboursée par la Sécu. Cette fois la situation est un peu moins dédramatisée. Deux aller/retour Assemblée Nationale/Sénat , n’ont pas réussi à établir un texte de loi. Mais jusqu’à quand ?
La situation est tendue. Les marchands de PMA s’impatientent. Vous rendez-vous compte du manque à gagner ?
Car enfin, dédramatiser les pilules, les IVG, les PMA et à terme les GPA c’est tout simplement engraisser les marchands de pilules, d’IVG, de PMA etc. par Sécu interposée.
Et qui dira que tous ces marchands sont en fait les mêmes que les fameux marchands de pantalons à une jambe.
Ceux qui ne donnent rien, qui ne pardonnent rien, ceux qui vendent tout, même et surtout ce qui ne leur a rien coûté.
Ceux qui n’ont pas plus de respect pour la nature humaine que pour le moindre des animaux domestiques tels que les bovins, ovins, porcins, caprins et consort.