Notre Dame de Paris : la quiétude et la crainte

Sculptée au milieu du XIVème siècle, elle provient de la Chapelle Saint-Aignan située dans l’ancien Cloître des Chanoines sur l’Île de la Cité.

Transférée à Notre-Dame en 1818, elle fût d’abord placée au trumeau du Portail de la Vierge en remplacement de la Vierge du XIIIe siècle abattue en 1793.

C’est en 1855, au cours de la campagne de restauration de Viollet-le-Duc, qu’elle fut installée à son emplacement actuel, emplacement historique puisque dès la fin du XIIe siècle, un autel à la Vierge était élevé au même endroit.

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« À peine jolie, mais si bizarre avec son sourire joyeux éclos sur de mélancoliques lèvres ! Aperçue d’un certain côté, elle sourit à Jésus, presque railleuse. Il semble qu’elle attende un mot drôle de l’Enfant pour se décider à rire ; elle est une nouvelle mère, pas encore habituée aux caresses de son fils. Regardée d’un autre point, sous un autre angle, ce sourire, si prêt à s’épanouir s’efface. La bouche se contracte en une apparence de moue et prédit des pleurs. Peut-être qu’en parvenant à empreindre en même temps sur la face de Notre-Dame ces deux sentiments opposés, la quiétude et la crainte, le sculpteur a voulu lui faire traduire à la fois l’allégresse de la Nativité et la douleur prévue du Calvaire ».

 La Cathédrale, J.-K. Huysmans, 1898

(Extrait de http://www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/linterieur/statuaire/notre-dame-de-paris/)

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