15 avril 2019 – Notre Dame de Paris

Les vidéos insoutenables de lundi soir faisaient craindre l’irréversible.

Mais elle est toujours là, humble et frêle dans l’immensité du chaos.

Vingt quatre heures après, les premières images nous montraient l’intérieur de la cathédrale.

Miracle, parmi les gravats la majestueuse croix dorée était resplendissante.

Et surtout, comble de soulagement et de joie , on pouvait apercevoir à sa droite, toujours intacte, la douce silhouette de Notre Dame du pilier. Celle qu’a tant aimé Paul Claudel. Celle que tant d’anonymes ont admiré. Celle dont le sourire éclaire encore et pour longtemps les journées difficiles.

 « À peine jolie, mais si bizarre avec son sourire joyeux éclos sur de mélancoliques lèvres ! Aperçue d’un certain côté, elle sourit à Jésus, presque railleuse. Il semble qu’elle attende un mot drôle de l’Enfant pour se décider à rire ; elle est une nouvelle mère, pas encore habituée aux caresses de son fils. Regardée d’un autre point, sous un autre angle, ce sourire, si prêt à s’épanouir s’efface. La bouche se contracte en une apparence de moue et prédit des pleurs. Peut-être qu’en parvenant à empreindre en même temps sur la face de Notre-Dame ces deux sentiments opposés, la quiétude et la crainte, le sculpteur a voulu lui faire traduire à la fois l’allégresse de la Nativité et la douleur prévue du Calvaire ». La Cathédrale, J.-K. Huysmans, 1898

(http://www.notredamedeparis.fr/la-cathedrale/linterieur/statuaire/notre-dame-de-paris/)

Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage,
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Extrait de « Il est midi » de Paul Claudel.

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Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. (Jn 16, 22)
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