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La vie de chaque jour comporte mille détails où les caractères se rencontrent, se heurtent, même avec les meilleures intentions. Il faut savoir démêler ce qui mérite de l’être, et laisser le reste – ce reste qui est un lot quasi nécessaire, en tous cas inévitable, d’imperfections et de travers. « J’ai vu une fois, a-t-il dit en confidence, le grave inconvénient qu’avait eu pour une âme le fait de m’être impatienté dans mes rapports avec elle. Aussi depuis ce jour j’ai promis au bon Dieu que jamais plus je n’agirai ainsi. »
Positio super Virtutibus, p. 421, GB p. 155, Positio super Introductione Causae
Pour aller plus loin
La maîtrise de soi est un des fruits de l’Esprit énumérés par saint Paul: « Voici le fruit de l’Esprit: amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi» (Ga 5, 22-23). Le fait que l’apôtre parle du « fruit» au singulier, signifie que les neuf vertus citées sont autant de modalités de la première: la charité. Il ne s’agit donc pas d’une maîtrise volontariste de soi, mais d’une attitude qui procède du respect de l’autre, expression de l’amour que nous lui portons.
J.-M.V.
Extrait de Parole et Prière n° 53 du Jeudi 27 novembre 2014 – Méditons avec le bienheureux Daniel Brottier