La surabondance des uns et le nécessaire des autres

Alexandre ou Alexander Grothendieck …, né le 28 mars 1928 à Berlin, mort le 13 novembre 2014 à Saint-Lizier, près de Saint-Girons (Ariège), est un mathématicien français. Il est resté longtemps apatride tout en vivant principalement en France ; il obtient la nationalité française en 1971. Il est considéré comme le refondateur de la géométrie algébrique et, à ce titre, comme l’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle. Il était connu pour son intuition extraordinaire et sa capacité de travail exceptionnelle. La médaille Fields lui a été décernée en 1966.

Extrait de Alexandre Grothendieck – Wikipedia juillet 2015.

Il obtient finalement un poste à l’université de Montpellier, où il enseigne de 1973 à sa retraite en 1988. Cette même année, il est lauréat, con­jointement avec Pierre Deligne, du prix Crafoord (qui récompense des disciplines omises par le comité Nobel). Il refuse les deux cent cinquante mille dollars auxquels il a droit, en s’expliquant dans une lettre parue dans Le Monde : « Je n’ai aucun besoin d’argent. […] Je constate par ailleurs que les chercheurs de haut niveau auxquels s’adresse un prix prestigieux comme le prix Crafoord sont tous d’un statut social tel qu’ils ont déjà en abondance et le bien-être matériel et le prestige scientifique, ainsi que tous les pouvoirs et prérogatives qui vont avec. Mais n’est-il pas clair que la surabondance des uns ne peut se faire qu’aux dépens du nécessaire des autres ? » Mais, surtout, « accepter d’entrer dans le jeu des prix et récompenses serait aussi donner ma caution à un esprit et à une évolution, dans le monde scientifique, que je reconnais comme profondément malsains, et d’ailleurs condamnés à disparaître à brève échéance tant ils sont suicidaires spirituellement, et même intellectuellement et matériellement. »

Extrait de – Alexandre Grothendieck, le plus grand mathématicien du XXe siècle, est mort – Le Monde.fr – Mis à jour le 14/11/2014 par Stéphane Foucart et Philippe Pajot.

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