Combien, parmi ceux qui, le 26 janvier, allaient se presser sous les voûtes de Notre-Dame, pour un dernier hommage au « curé des pauvres », entendraient-ils réellement, au sens fort du terme, les paroles de l’apôtre Paul: « Quand je distribuerais tous mes biens aux pauvres et aux affamés … s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien »(1) ? Si l’on ne comprend pas cette supériorité de l’amour sur la simple justice, si l’on ne s’interroge pas sur la source de cet amour, alors on ne peut rien comprendre à l’abbé Pierre.
(1) Première lettre de Saint Paul, apôtre, aux Corinthiens, ch. 13.
Extrait de « LE SECRET SPIRITUEL DE L’ABBÉ PIERRE » – Jean-Marie Viennet & René Poujol – SALVATOR.