Oh ! mon père et ma mère !

« Oh ! mon père et ma mère ! Oh ! mes chers disparus qui avez si modestement vécu dans cette petite maison, c’est à vous que je dois tout ! Tes enthousiasmes, ma vaillante mère, tu les as fait passer en moi. Si j’ai toujours associé la grandeur de la science à la grandeur de la patrie, c’est que j’étais imprégné des sentiments que tu m’avais inspirés. Et toi mon cher père, dont la vie fut aussi rude que ton rude métier, tu m’as montré ce que peut faire la patience dans les longs efforts. C’est à toi que je dois la ténacité dans le travail quotidien. Non seulement tu avais les qualités persévérantes qui font les vies utiles, mais tu avais aussi l’admiration des grands hommes et des grandes choses. Regarder en haut, apprendre au-delà, chercher à s’élever toujours, voilà ce que tu m’as enseigné. Je te vois encore, après ta journée de labeur, lisant le soir quelque récit de bataille d’un de ces livres d’histoire contemporaine qui te rappelaient l’époque glorieuse dont tu avais été témoin. En m’apprenant à lire, tu avais le souci de m’apprendre la grandeur de la France. Soyez bénis l’un et l’autre, mes chers parents, pour ce que vous avez été et laissez-moi vous reporter l’hommage fait aujourd’hui à cette maison … »

Extrait de l’allocution de Louis Pasteur le 14 juillet 1883 à Dôle, à l’occasion de l’inauguration de la plaque commémorative sur la façade de sa maison natale. (Cité dans Louis Pasteur et la religion par Aimé MICHEL – Chronique n° 144 – F.C.-E. – N° 1382 – 8 juin 1973).

Avatar de Inconnu

About tout pour les belettes

Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. (Jn 16, 22)
Cet article a été publié dans Société. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.